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C'est une configuration originale qui fait avant tout l'intérêt des Gorges du Pont du Diable : la vallée, déjà très encaissée au niveau du Jotty, se termine par une fissure étroite, profonde et en partie souterraine ; La Dranse de Morzine s'est heurtée à la résistance d'une barre calcaire, semblable à celles qu'elle devra franchir en aval entre la Vernaz et Pombourg ou au défilé de Bioge.

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La répétition de ces obstacles au creusement de la vallée, s'explique par la géologie locale : des marnes crétacées recouvrent les calcaires jurassiques. Ces matériaux -sédiments marins à l'origine- ont subi la formidable pression des Alpes en formation ; repoussés en plis, larges d'un kilomètre environ, ils réapparaissent alternativement le long de la Dranse qui les a entaillés, dans le sillage des glaciers. La vallée s'élargit dans les marnes, plus tendres ; elle se resserre quand elle franchit une barre calcaire, comme ici, au Pont du Diable.
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